Le bandage du ventre à travers le monde.

Le Bandage du ventre c’est quoi?

Le bandage du ventre consiste à l’enveloppement du bassin, des hanches et de l’abdomen grâce à un long tissu. Ils s’adressent aux nouvelles mères pour leur apporter chaleur, contenance dans une période de vie où les éléments Air et Ether sont très présents. On le retrouve à travers le monde, dans toutes les traditions ancestrales.

Les origines du bandage du ventre :

Le bandage du ventre est loin d’être le nouveau soin à la mode pour ton post-partum! C’est une pratique ancestrale que l’on va retrouver dans le monde, avec différents noms et méthodes mais dont l’objectif est le même : prendre soin des nouvelles mères! Cette pratique est courante en Asie, en Orient, en Amérique latine, en Afrique mais aussi dans notre matrimoine européen.

Le Bengkund en Malaisie :

bandage du ventre

Dans la tradition Malaisienne, les nouvelles mères se bandent le ventre avec un long tissu qui est noué sur la ligne blanche (abdomen) de la symphyse pubienne jusqu’au plexus solaire. Elles le portent pendant 44 jours. Dans cette tradition, l’utérus est le centre du bien-être de la femme. Ils considèrent qu’il est essentiel de prendre soin de l’utérus d’une femme à toutes les étapes de la vie, mais surtout après la naissance. La tradition est née dans les palais, les mamans royales l’utilisant pour les aider à récupérer rapidement. Il est devenu une tradition dans toute l’Asie du Sud-Est et fait toujours partie de la culture aujourd’hui.

Le Sarashi au Japon :

Le sarashi est plus court que le bengkung. Il ne possède pas de nouage mais juste un pliage et est donc plus simple dans sa mise en place! Il commence bas sur les hanches et se termine autour du plexus solaire. Le Karachi démomine le tissu qui sert à bander les seins et l’abdomen dans la pratique des arts martiaux (pour les lectrices-eurs de Manga).

Dans cette tradition, les nouvelles mamans japonaises passaient plus de 3 mois à l’intérieur avec leurs bébés, enveloppées dans leur enveloppe ventrale sarashi et leurs couvertures douillettes, censées se reposer, se nourrir et allaiter leurs bébés.

Cette période de repos est similaire dans les soins post-partum ayurvédiques et importante pour un rajeunissement post-partum approprié. Il est très important de se reposer (et de se nourrir) profondément après l’accouchement si l’on veut retrouver toute sa vitalité.

Bien qu’il ne soit plus courant pour les mamans japonaises de passer autant de temps au lit avec leurs nouveau-nés, de nombreuses pratiques post-partum sont encore pratiquées dans de nombreux domaines. L’enveloppement du ventre est l’une de ces pratiques.

La Faja en Amérique latine :

Au Mexique et en Amérique centrale, les femmes s’enveloppent d’une ceinture appelée faja. Cette ceinture a pour but d’empêcher l’air d’entrer et de s’accumuler chez la nouvelle maman.

Cette ceinture est tissée et tressée avec du coton teint avec des teintures végétales. Elle se porte sur les hanches entre la crête iliaque et l’articulation coco-fémorale (articulation de la hanche). Sa particularité est qu’elle ne fait pas pression sur le ventre.

La faja est généralement porté pendant au moins 2 semaines sauf la nuit.

Je sais bien que cette ceinture est pas mal vendue en Europe mais elle n’est dans la plupart des cas pas traditionnelle et issue de l’industrialisation. Je t’invite à écouter cet épisode de podcast pour aller plus loin : ici.

Le bandage du ventre en Afrique :

Les mamans africaines s’enveloppe le ventre avec un morceau de tissu traditionnel en coton, non extensible de 2 à 3 mètres (pagne) la nuit pendant les 4 à 6 premières semaines après la naissance… mais pas avant d’avoir reçu un massage du ventre avec de l’huile chaude (de sa maman), et prend un bain chaud comme dans la tradition ayurvédique.

Le bandage du ventre en Europe :

Le bandage du ventre existe dans notre matrimoine, il s’est perdu dans la cission de la transmission orale mais il est bien là. Le bandage traditionnel était une ceinture ou un bandage en lin. On peut le retrouver dans la Grèce Antique, dans les traditions française au fil des siècles grâce aux matrones, aux commères qui perpétuaient des soins périnataux avant leur accusation d’exercice illégal de la profession de sage-femme quant cette dernière a été créée vers la fin du 19ème siècle afin de contrôler les naissances non légitimes selon l’Eglise. Beurk, je sais! Les différents bandages ont été influés dans toute l’Europe par différentes traditions européennes : slave, druidisme, pays basque, etc.

Udaraveshtana en Inde :

Très similaire à la tradition française, ce bandage consiste à envelopper les hanches et l’abdomen en les enroulant de tissu.

En Inde, traditionnellement les nouvelles mamans enveloppent leurs ventres avec des saris en coton colorés après un bain chaud, pendant au moins 5 à 6 heures par jour, pendant 42 jours.

L’enveloppement du ventre ou Udaraveshtana est un aspect important des pratiques de soins post-partum ayurvédiques appelées Sutika Paricharaya.

On retrouve le bandage du ventre dans toutes les traditions, peu importe les petites différences de pratique, l’objectif est le même apporter de la contenance, de la chaleur et du selfcare en postpartum. Ces pratiques sont transmises de manières orales et exigent d’avoir reçu une transmission avec des indications sécuritaires afin de ne pas se blesser!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

dix-huit − huit =

Panier
Retour en haut